C’était un 30 octobre 1873 : la « querelle du drapeau »

 

Henri V Comte de Chambord

Dans le cadre de « la querelle du drapeau », le quotidien L’Union publie une lettre, datée du 27 octobre, du comte de Chambord (considéré par la plupart comme l’héritier du trône de France et bénéficiant d’une Assemblée nationale alors majoritairement royaliste), dans laquelle il explique qu’il refuse le pouvoir qu’on lui propose, car il ne sera jamais le roi légitime « de la Révolution ».
« Les prétentions de la veille me donnent la mesure des exigences de demain, et ne peuvent consentir à inaugurer un règne réparateur et fort par un acte de faiblesse… Je veux rester tout entier ce que je suis. Amoindri aujourd’hui, je serais impuissant demain… »

En lisant ce texte, le duc d’Audiffret-Pasquier (président royaliste de l’Assemblée nationale) déclare « nous sommes perdus ».

La royauté ne sera pas rétablie depuis.

Le comte de Chambord avait précisé sa pensée le 25 janvier 1872, par un manifeste dans lequel il proclamait :

« Je n’ai pas à justifier la voie que je me suis tracée. […] Je ne laisserai pas porter atteinte, après l’avoir conservé intact pendant quarante années, au principe monarchique, patrimoine de la France, dernier espoir de sa grandeur et de ses libertés. […] Je n’arbore pas un nouveau drapeau, je maintiens celui de la France […]. En dehors du principe national de l’hérédité monarchique sans lequel je ne suis rien, avec lequel je puis tout, où seront nos alliances ? […] Rien n’ébranlera mes résolutions, rien ne lassera ma patience, et personne, sous aucun prétexte, n’obtiendra de moi que je consente à devenir le roi légitime de la Révolution. »

C'était un 30 octobre 1873 : la " querelle du drapeau "

Dans le cadre de " la querelle du drapeau ", le quotidien L'Union publie une lettre, datée du 27 octobre, du comte de Chambord (considéré par la plupart comme l'héritier du trône de France et bénéficiant d'une Assemblée nationale alors majoritairement royaliste), dans laquelle il explique qu'il refuse le pouvoir qu'on lui propose, car il ne sera jamais le roi légitime " de la Révolution ".

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