Ô petit JĂ©sus de la terre, toi qui fus le messager de l'Assomption comme sainte Bernadette le fut de l'ImmaculĂ©e Conception - puisque c'est en France que la Sainte Vierge Marie a choisi de te communiquer son message pour le TrĂšs Saint PĂšre Pie XII - inspire et favorise la rĂ©citation des chapelets pour le redressement du Pays.

Le pĂšlerinage que je fis Ă  Lourdes avec des amis en novembre 2018 fut encadrĂ© par un passage Ă  Seilhan (Ă  l’aller) et Ă  Moissac (au retour), afin de rendre hommage Ă  Gilles Bouhours (1944-1960), une Ăąme privilĂ©giĂ©e, un missionnĂ© cĂ©leste, qui connut durant treize annĂ©es, l’amour et la confiance de la Vierge Marie, laquelle le gratifia de touchantes et rĂ©vĂ©latrices apparitions en diffĂ©rents lieux du Sud-ouest de la France.

J'ai Ă©tĂ© particuliĂšrement touchĂ©e par trois lieux : sa tombe garnie de tant de fleurs blanches qu'elle en est presque vivante, le bois d'Espis (bois des Apparitions) oĂč se dĂ©couvre un contraste entre la dĂ©solation des chapelles presque abandonnĂ©es et la nature belle, vivace et porteuse d'espoir, et sa chambre devenue chapelle. On y ressent encore la prĂ©sence des messes blanches qu'il y a cĂ©lĂ©brĂ©es. C'est un lieu trĂšs Ă©mouvant qui semble comme en "attente" d'une reconnaissance de l'Eglise tout entiĂšre.

Le procĂšs de bĂ©atification de Gilles Bouhours est en cours. Sa merveilleuse histoire mĂ©rite d’ĂȘtre mieux connue, car elle dĂ©montre combien les interventions cĂ©lestes contribuent Ă  l’accroissement des vĂ©ritĂ©s de la foi.

Pour situer le contexte de son action parmi nous, il convient de rappeler que le pape Pie IX avait proclamĂ© le 8 dĂ©cembre 1854 le dogme de l’ImmaculĂ©e Conception, Ă  la suite des dĂ©clarations faites par la Sainte Vierge Ă  Catherine LabourĂ©, rue du Bac, en 1830. Un siĂšcle plus tard, le 1er novembre 1950, le pape Pie XII promulguait celui de l’Assomption, qui lui est corollaire, en ayant vu dans le tĂ©moignage du petit Français un « signe » adressĂ© par la Sainte Vierge qu’il devait bien le faire cette annĂ©e-lĂ .
Ainsi, si le nom de Catherine LabourĂ© demeure indissociable de l’histoire de l’ImmaculĂ©e Conception, celui de Gilles Bouhours l’est pareillement de celui de l’Assomption : la Vierge Marie a Ă©tĂ© Ă©levĂ©e au ciel corps et Ăąme, comme elle l’annonça Ă  Gilles (Assumpta), parce que sa conception Ă©tait immaculĂ©e, comme elle l’avait annoncĂ©e Ă  Catherine (Immaculata) un siĂšcle plus tĂŽt.

Pourtant le dossier de la cause de bĂ©atification de Gilles n’a toujours pas abouti. Le 18 dĂ©cembre 2013, le pape François invitait chaleureusement l’écrivain Alain Guiot, qui consacra plusieurs ouvrages aux apparitions de la vierge Marie au petit Gilles, Ă  adresser Ă  l’évĂȘque de son diocĂšse le dossier complet sur son cas.

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Gilles Bouhours naquit le 27 novembre 1944 (jour de la fĂȘte de la mĂ©daille miraculeuse rĂ©vĂ©lĂ©e Ă  Catherine LabourĂ©e) et mourut d’une mĂ©ningite foudroyante Ă  quinze ans, le 26 fĂ©vrier 1960, il y a 59 ans. Les membres de sa famille furent les tĂ©moins privilĂ©giĂ©s des nombreuses apparitions dont la sainte Vierge le gratifia, Ă  Moissac d’abord, Ă  Seilhan ensuite, de sa petite enfance Ă  son adolescence.
Elle le considĂ©rait comme son fils, ayant pour lui les attentions d’une mĂšre jusqu’à l’appeler : « Mon petit JĂ©sus de la Terre ». Elle lui confia mĂȘme ce message concernant son immortalitĂ© Ă  remettre au pape Pie XII, qui confirma le Saint-PĂšre dans sa dĂ©cision de promulguer officiellement le dogme de l’Assomption le 1er novembre 1950.
Enfant-prĂȘtre, Gilles cĂ©lĂ©bra avec ferveur de nombreuses « messes blanches » dans la chapelle-oratoire privĂ©e de ses parents Ă  Seilhan, messes durant lesquelles il prononça des homĂ©lies d’une inspiration surprenante dans la bouche d’un simple enfant : Ces prĂ©dications portaient sur la priĂšre, le Bon Dieu (son mystĂšre en trois Personnes), JĂ©sus (sa prĂ©dication, sa passion, sa prĂ©sence dans l’ñme), le pĂ©chĂ©, la confession, etc.
Dans cette mĂȘme chapelle-oratoire, le 15 aoĂ»t 1954, six ans avant la mort glorieuse de cet enfant, modĂšle de la vie chrĂ©tienne, digne d’ĂȘtre suivi par la jeunesse d’aujourd’hui, la Sainte Vierge lui dit s’appeler « Reine du Sauveur ».

Comme les bergers de la Salette, Gilles fut confrontĂ© trĂšs tĂŽt Ă  des autoritĂ©s mĂ©dicales et ecclĂ©siastiques, auxquelles il tint tĂȘte avec une constance et une sagacitĂ© toutes surnaturelles.
Lui qui se destinait Ă  accĂ©der au sacerdoce et devenir missionnaire fut rappelĂ© Ă  Dieu prĂ©maturĂ©ment Ă  l’ñge de 15 ans, comme si sa mission parmi nous Ă©tait accomplie : Voyant, messager de Marie ayant obtenu de nombreuses guĂ©risons, Gilles Bouhours mĂ©rite de figurer dans le catalogue des saints. Son procĂšs de bĂ©atification est en cours.

Gilles Bouhours - images saintes


Le Petit Gilles
Messager de Marie auprĂšs du Pape Pie XII
1944-1960
FĂȘte le 26 fĂ©vrier

En 1950, le VĂ©nĂ©rable Pie XII s’apprĂȘtait Ă  promulguer le dogme de l'Assomption, il avait demandĂ© un signe au Seigneur. On peut penser que c'Ă©tait le contenu du secret que lui a transmis ce charmant petit enfant. Le 1er novembre 1950, le Pape Pie XII proclamait le dogme de l'Assomption de la Vierge Marie, MĂšre de Dieu, selon la tradition apostolique et l'enseignement de l’Église, est montĂ©e au Ciel avec son corps et son Ăąme. Le 1er mai prĂ©cĂ©dent, un fait nettement moins connu, apparemment anodin et, en tout cas, restĂ© quasiment inconnu du grand public, eut lieu Ă  Rome. AprĂšs avoir Ă©tĂ© introduit auprĂšs du chef de l’Église Catholique par Monseigneur Montini, futur Paul VI, un petit Français, ĂągĂ© de six ans, Gilles Bouhours, Ă©tait reçu en audience privĂ©e par le Souverain Pontife, Ă  qui il devait confier un « secret ». AprĂšs cette rencontre, Monseigneur Montini demanda Ă  Gilles : « Tu prieras bien pour le plus petit Monseigneur de Rome. » Quel rapport entre ces deux Ă©vĂ©nements ? Pourquoi une telle audience, si difficile Ă  obtenir pour le commun des croyants ?

Origines et premier fait extraordinaire
Gilles est nĂ© le 27 novembre 1944, en la fĂȘte de la MĂ©daille Miraculeuse, dans une famille originaire du dĂ©partement de la Mayenne. Cinq enfants sont nĂ©s de l'union de Gabriel Bouhours, nĂ© en 1913, plombier quincaillier, et de Madeleine, nĂ©e Cornilleau en 1911 : ThĂ©rĂšse (1937), Jean-Claude (1939), Gilles (1944), Marc (1947) et Michel (1951). Les parents vont ĂȘtre contraints de dĂ©mĂ©nager plusieurs fois de Bergerac (Dordogne, oĂč Gilles a vu le jour) Ă  Arcachon, de Bouilhe-Preuil (Hautes-PyrĂ©nĂ©es) Ă  Moissac (Tarn-et-Garonne), car Madeleine, atteinte par la poliomyĂ©lite, devait prendre rĂ©guliĂšrement, parmi d'autres traitements, des bains de sable chauds. À partir de 1953, la famille vit Ă  Seilhan (Haute-Garonne), dans la maison surnommĂ©e les « Marronniers ». Dieu est intervenu trĂšs tĂŽt dans l'existence de Gilles. À l'Ăąge de neuf mois, il est atteint d'une grave maladie dont l'issue est souvent fatale : mĂ©ningite encĂ©phalite grave. Les mĂ©decins consultĂ©s, tant au niveau local qu'Ă  Bordeaux, sont formels : seule la priĂšre peut sauver l'enfant.
Une religieuse, Petite SƓur des Pauvres, amie de la famille, demande alors Ă  ses parents de placer sous l'oreiller de Gilles deux images, une de sainte ThĂ©rĂšse de l'Enfant-JĂ©sus accompagnĂ©e d'une petite relique (un morceau de tissu blanc) et une du pĂšre Daniel Brottier (1876-1936), de la CongrĂ©gation du Saint-Esprit, ancien missionnaire en Afrique et directeur des Apprentis Orphelins d'Auteuil, Ă  Paris. Trois nuits se passent sans qu'aucune amĂ©lioration notable ne se fasse sentir. La nuit suivante, les parents, trĂšs fatiguĂ©s, s'assoupissent. Lorsqu'ils se rĂ©veillent, Gilles semble respirer normalement. Miracle : la fiĂšvre est tombĂ©e sans explication, « une rougeur en forme de « T » Ă©tait visible sur chaque joue », explique l'entourage. Un autre fait troublant retient toute leur attention : on retrouve l'image du pĂšre Brottier intacte, mais celle de sainte ThĂ©rĂšse est comme dĂ©chirĂ©e. De plus, les deux fils rouges tenant sa relique ont disparu !

Pour Madeleine et Gabriel Bouhours, cela ne fait aucun doute la « petite ThĂ©rĂšse » a demandĂ© avec succĂšs Ă  Dieu la guĂ©rison de leur enfant. Ils font peu de temps aprĂšs le pĂšlerinage de Lisieux. Le 8 septembre 1948, le docteur Dives, mĂ©decin traitant, Ă©crit Ă  son confrĂšre, le docteur CarriĂšre : « Il [Gilles] s'est tirĂ© avec grand-peine de ce mauvais pas, apparemment sans sĂ©quelles. Il a fait Ă  deux ou trois reprises, par la suite, des accidents digestifs sans gravitĂ© et me paraissait en parfaite santĂ© quand la famille a quittĂ© Bergerac. »

Le début des apparitions
Nous sommes le 30 septembre 1947. La famille Bouhours habite Arcachon. Gilles a deux ans et dix mois. C'est un enfant charmant, ni plus « mystique », ni moins joueur qu'un autre garçon de son Ăąge. Ce jour-lĂ , il a sa premiĂšre apparition de la Vierge Marie. Plusieurs suivent. L'enfant indique que Marie lui a demandĂ© de se rendre Ă  Espis oĂč elle apparaĂźtrait Ă  d'autres jeunes personnes et qu'ensuite Elle ne se montrerait plus qu'Ă  lui seul.
Son pĂšre ignore jusqu'au nom mĂȘme d'Espis ! Il parvient Ă  localiser l'endroit sur une carte routiĂšre il se trouve prĂšs de Moissac. Gabriel Bouhours veut en avoir le cƓur net. Il se rend Ă  Espis le plus rapidement possible. C'est la premiĂšre prise de contact avec les Ă©vĂ©nements de cette localitĂ© qui ont jouĂ© un rĂŽle Ă©vident dans la vie du « petit Gilles » mais qui n'ont pas Ă©tĂ© sans interfĂ©rence complexe dans le regard que les autoritĂ©s ecclĂ©siastiques ont pu porter jusqu'Ă  maintenant sur ces affaires.

Gilles et Espis
SituĂ© dans le dĂ©partement du Tarn-et-Garonne, au diocĂšse de Montauban, Espis est le lieu, en 1946, de soi-disant apparitions de la Vierge. L'Ă©vĂ©nement a dĂ©frayĂ© la chronique, avant que les autoritĂ©s du diocĂšse ne statuent dĂ©finitivement Ă  son encontre. Le 22 aoĂ»t 1946, Claudine et Nadine Combalbert gardent un troupeau d'oies prĂšs du bois d'Espis. Elles voient soudainement une « dame vĂȘtue de noir », avec une « robe ornĂ©e de marguerites ». Le jour suivant, l'apparition se renouvelle ; une troisiĂšme enfant affirme Ă©galement « voir ». À partir du 31 aoĂ»t suivant, un homme d'une quarantaine d'annĂ©es allĂšgue Ă©galement des visions de la Vierge qui aurait dĂ©clarĂ© « Je suis l'ImmaculĂ©e Conception ».
Un petit pĂšlerinage s'organise. Mais le 12 dĂ©cembre 1946, Mgr ThĂ©as, alors Ă©vĂȘque de Montauban, estime dans une correspondance privĂ©e que ces apparitions « ne sont pas vraies » et qu'il s'agirait d'une « illusion ». Le 4 mai 1947, le prĂ©lat publie un jugement nĂ©gatif, tout Ă  fait officiel cette fois, puis une ordonnance suspendant a divinis tout prĂȘtre qui se rendrait dorĂ©navant Ă  Espis. AprĂšs le dĂ©part de Mgr ThĂ©as pour le diocĂšse de Tarbes et Lourdes, son successeur, Mgr de CourrĂšges, met sur pied une commission d'enquĂȘte le 1er fĂ©vrier 1950. Ses rĂ©sultats sont sans appel : « suggestion », « hallucinations », excluant toute possibilitĂ© d'une « origine surnaturelle » des faits allĂ©guĂ©s.
La destinĂ©e canonique d'Espis n'entache en rien l'authenticitĂ© du « petit Gilles » et des apparitions. Une certaine presse a cru bon d'associer de façon incontrĂŽlĂ©e, sinon intempestive, les deux affaires, sans vraiment tenter de distinguer le bon grain de l'ivraie. Gilles Bouhours s'est rendu Ă  plusieurs reprises sur les lieux : cela a suffi pour tout mĂ©langer. Voici ce qui s'est passĂ© en rĂ©alitĂ© : Gabriel Bouhours, une fois parvenu Ă  Espis, a demandĂ© Ă  l'une des fillettes (« voyantes ») de venir chez lui pour confirmer, ou infirmer, les propos de son fils.

Au soir du 30 septembre 1947, cette fillette est arrivĂ©e chez les Bouhours. Selon son tĂ©moignage, elle a dans le jardin de la maison familiale, la Sainte Vierge, sous l’aspect de Notre Dame de Lourdes. Gabriel, ThĂ©rĂšse, Jean-Claude et Gilles arrivent : seul ce dernier voit. Il dĂ©clare : « La Sainte Vierge est sur l'eau. Elle fend l'eau avec un bĂąton. Je vois deux bĂątons dans le ciel. » IL dĂ©crit Marie avec un « capuchon » signifiant ainsi qu'Elle porte un voile sur la tĂȘte. On lui demande la signification des « bĂątons » : « C'est comme ça le bĂąton », rĂ©torque-t-il avec son vocabulaire d'enfant, tentant d'expliquer qu'en rĂ©alitĂ©, il s'agit d'une croix ! Puis il poursuit en dĂ©crivant quelque chose de terrible : une « fumĂ©e jaune » s'Ă©lĂšve dans le ciel et la Vierge « pleure ».

Les diverses apparitions
GrĂące aux tĂ©moignages recueillis sur le vif et aux notes prises immĂ©diatement par les parents de Gilles, nous connaissons dans le dĂ©tail, les manifestations de Marie auprĂšs de leur enfant, jusqu'Ă  ce que Dieu le rappelle Ă  Lui. Le 2 octobre 1947, Gilles voit la Vierge « saigner » abondamment. « Tu t'es fait bobo ? », lui demande-t-il innocemment, « Tu as tombĂ© dans les bambous ? Tiens mon mouchoir (...). Tiens Sainte Vierge, viens Ă  cĂŽtĂ© de moi, donne-moi la main (...) Papa et maman sont lĂ . »
La fraĂźcheur et la simplicitĂ© d'un tel dialogue sont frappantes et correspondent bien Ă  ce que l'histoire des apparitions de la Vierge nous enseigne : un rapport de proximitĂ© pratiquement inconcevable s'instaure presque toujours entre la Vierge et les enfants Ă  qui elle daigne se manifester visuellement.
Les 4 et 6 octobre suivants, la Vierge apparaĂźt briĂšvement Ă  Gilles. Le 13 (FĂȘte de Fatima), celui-ci se rend pour la premiĂšre fois Ă  Espis. « Oh ! La Sainte Vierge ! » s'Ă©crie-t-il une premiĂšre fois vers 17 h. L'apparition lui demande d'aller prier en bas du bois, Ă  un endroit oĂč une « source » coulera plus tard. A 18 h 30, Marie se montre une seconde fois Ă  Gilles, entourĂ© d'une trentaine de personnes. La MĂšre du Christ lui demande de lui « prĂ©senter les chapelets pour les bĂ©nir » et de prier une dizaine de chapelet pour le SacrĂ©-CƓur.
Le 27 novembre, puis le 13 dĂ©cembre 1947, Gilles est gratifiĂ© d'autres brĂšves apparitions. Le 18 dĂ©cembre, il voit une « grande Croix » dans le ciel. Le surlendemain, c'est sainte ThĂ©rĂšse de Lisieux qui lui apparaĂźt. Selon ses propos, elle « lui jette des fleurs ». Le 13 janvier 1948, Ă  Espis, la Vierge lui apparaĂźt encore Ă  deux reprises et, comme la premiĂšre fois Ă  cet endroit, lui demande de prier constamment le SacrĂ©-CƓur de son Fils. Le 8 fĂ©vrier suivant, plusieurs « croix dans le ciel » sont observĂ©es par l'enfant. PĂšlerins, curieux et clergĂ© prĂȘtent maintenant une grande attention au dĂ©roulement des faits.
Le 10 fĂ©vrier, la famille Bouhours dĂ©cide de partir en pĂšlerinage Ă  Lourdes. Le « petit Gilles » n'a aucune vision dans le sanctuaire. Il remarque judicieusement que les reprĂ©sentations de Marie sont belles, mais infiniment moins que ses apparitions ! Mais dĂšs le lendemain, il voit Marie verser des « larmes de sang », puis, le surlendemain, elle l'embrasse. Ce type de contact ne doit pas surprendre outre mesure. En 1947, les voyantes de l'Ile-Bouchard, dont le culte a Ă©tĂ© autorisĂ©, ont « touchĂ© » le corps de la Vierge apparaissant. De nombreux autres exemples de bon aloi pourraient ĂȘtre citĂ©s. Le 13 mars 1948, Gilles dĂ©clare « Elle m'a embrassĂ© la Sainte Vierge, mais moi je ne lui ai pas fait la bise ! » Le printemps 1948 constitue une pĂ©riode singuliĂšrement forte en matiĂšre de phĂ©nomĂšnes extraordinaires. Le 13 avril, il voit la Vierge Marie Ă  trois reprises Ă  Espis, puis plusieurs autres fois au cours du mois de mai, en diffĂ©rents endroits dans sa chambre, dans « le ciel », dans le jardin de la maison familiale, etc.
Des « pluies de croix » sont dĂ©crites par le bambin. Le 4 juin 1948, Gilles informe les siens au sujet de l'identitĂ© de l'apparition « Sainte Marie, MĂšre de Dieu ». Et le 10 juin « Sainte MĂšre des GrĂąces » Le 13 juin reste une journĂ©e sans apparition. Mais la famille, soucieuse d'obĂ©issance aux autoritĂ©s de l’Église, dĂ©cide de ne pas se rendre Ă  Espis. Gilles en reçut l'ordre de maniĂšre intĂ©rieure. Le 24 juin, il dit Ă  sa mĂšre ce formidable mot : « La Sainte Vierge viendra me voir dans le petit jardin, aprĂšs dimanche. Pas aujourd'hui, elle n'a pas le temps ! - Que fait-elle ? - Pas la soupe, bien sĂ»r ! Elle met des fleurs dans le ciel. » A partir du 13 juillet, l'apparition demande qu'aucune messe ne soit dĂ©sormais cĂ©lĂ©brĂ©e Ă  Espis, par obĂ©issance Ă  l’Église. Le petit Gilles tente de faire passer le message au prĂȘtre officiant : en vain.

Visions bibliques
Le 15 aoĂ»t 1948, une vision s'impose Ă  l'enfant. Il la dĂ©crit avec ses mots imagĂ©s : « Je vois comme un gros bouton [la terre] et, au-dessus, une grosse bĂȘte, comme un lĂ©zard avec une grande queue et des grandes pattes. Pas loin, je vois comme un monsieur avec des plumes dans le dos. » Sans trop peut-ĂȘtre le savoir, Gilles vient de dĂ©crire, sur un mode original, rare, l'archange saint Michel et la figure du mal dominant ce monde. Ce jour-lĂ , Marie, vĂȘtue de bleu mais sans voile, lui demande de suivre la procession organisĂ©e par les pĂšlerins d'Espis et de chanter « Chez nous soyez Reine ». Dans les semaines qui suivent, la Vierge lui demande « beaucoup de priĂšres ». Le 13 octobre, l'apparition lui « rĂ©vĂšle » les « combats » menĂ©s par l'archange saint Michel au bĂ©nĂ©fice des Ăąmes. Le 13 dĂ©cembre, Marie confie un « secret » Ă  Gilles pour le pape, et pour le pape seulement... L'enfant, Ă  qui son pĂšre demande des explications, rĂ©pond : « Elle m'a dit quelque chose. Si je le disais, ce serait deux pĂ©chĂ©s. »


Le Petit Gilles Bouhours
1949
L'annĂ©e 1949 est riche en Ă©vĂ©nements. Les apparitions se poursuivent Ă  un rythme rĂ©gulier, soit Ă  Espis, soit ailleurs. La famille Bouhours vit dĂ©sormais au rythme des manifestations du ciel. Dans l'esprit du jeune enfant, au fil des manifestations mariales, le doute n'occupe aucune place : il doit se rendre Ă  Rome oĂč vit celui qui « remplace le petit JĂ©sus sur la terre » [le pape]. Selon les tĂ©moignages, l'enfant participe d'une maniĂšre remarquable - eu Ă©gard Ă  son jeune Ăąge - aux fĂȘtes pascales. Le 13 mai, il voit la Vierge prĂ©sente le long du chemin de croix et ressent en lui les douleurs vĂ©cues par JĂ©sus. Ce jour-lĂ , on lui demande de montrer aux personnes prĂ©sentes comment l'apparition bĂ©nit la foule rĂ©unie. Levant la main, avec une rare « majestĂ© », il fait un long et magnifique signe de croix et ajoute « Pas difficile, c'est la Sainte Vierge qui tient ma main ! »
Le 12 juin, il fait sa premiĂšre communion dans un climat de simplicitĂ© et d'intĂ©rioritĂ© spirituelle. Au cours de l’ÉtĂ©, Gilles continue d'allĂ©guer apparitions et locutions le 13 de chaque mois, avec deux visions supplĂ©mentaires le 15 aoĂ»t. Le 13 novembre 1949, la Vierge, aprĂšs avoir demandĂ© de prier pour tous les malades, lui dit : « Petit Gilles, tu dois aller Ă  Rome voir le pape. »

Voyages Ă  Rome
Un premier voyage Ă  Rome est organisĂ©. MalgrĂ© des difficultĂ©s financiĂšres, Gilles et son pĂšre parviennent Ă  partir. Le 12 dĂ©cembre 1949, c'est la premiĂšre audience (semi-privĂ©e) avec Pie XII. Mais, ce jour-lĂ , l'enfant ne parle pas car il n'est pas seul avec le pape, comme le lui avait recommandĂ© la Madone. Il faut donc organiser un second voyage. Mais peu aprĂšs, une « mauvaise » nouvelle parvient par voie postale Ă  la famille : les autoritĂ©s diocĂ©saines ayant statuĂ© sur Espis, le Saint-PĂšre ne pourra accorder une seconde audience Ă  Gilles. Huit jours plus tard, aprĂšs que l'apparition a une nouvelle fois demandĂ© Ă  Gilles de se rendre au Vatican pour informer le pape du « secret », tous les problĂšmes semblent mystĂ©rieusement disparaĂźtre. Gilles et son pĂšre repartent. Cette fois, Pie XII a changĂ© d'avis : il accepte de recevoir l'enfant en audience privĂ©e et secrĂšte le 1er mai 1950.
De cette rencontre, rien, ou presque, n'a filtrĂ©. Gabriel Bouhours a dĂ©crit la scĂšne de façon pittoresque : « Vers 10 h 30, nous gagnons le Vatican, oĂč des prĂ©lats de Sa SaintetĂ© nous introduisent dans une salle. Un Monseigneur me dit : « Placez l'enfant sur ce fauteuil. Vous le laisserez seul avec le Saint-PĂšre. » DĂšs l'entrĂ©e de celui-ci, les prĂ©lats se retirent et Gilles reste seul avec S.S. Pie XII. RamenĂ© dans la salle des audiences, oĂč Pie XII rĂ©apparaĂźt bientĂŽt, Gilles, tout joyeux, frappe des mains en acclamant : « Vive le pape ! » AprĂšs l'audience, libĂ©rĂ© de toute contrainte, le cher enfant a rĂ©vĂ©lĂ© son secret Ă  plusieurs personnes. « Le 10 juin suivant, un journaliste du Giornale d'Italia publiait un article substantiel intitulĂ© : « Un petit Français de cinq ans parle au pape. » Cet article citait le fameux « secret » de Gilles : « La Sainte Vierge n'est pas morte ; elle est montĂ©e au ciel avec son corps et son Ăąme. » D'autres personnalitĂ©s, parfois Ă©minentes, ont rencontrĂ© le petit Gilles Ă  l'occasion de son voyage Ă  Rome, comme le pĂšre Roschini, grand mariologue, professeur Ă  l'universitĂ© du Latran, procureur gĂ©nĂ©ral de l'ordre des ServĂźtes de Marie et expert au concile Vatican II. Ce dernier avait Ă©tĂ© chargĂ© avec d'autres de prĂ©parer le texte dogmatique de l'Assomption. Il dĂ©crit ainsi son entrevue avec Gilles : « Je ne sais quelle impression a produit sur le Souverain Pontife le « secret » de la Sainte Vierge. En parlant avec l'enfant avant l'audience pontificale, j'avais trouvĂ© le petit Gilles hermĂ©tiquement fermĂ© et bien d'autres personnes n'avaient pas eu plus de succĂšs que moi. Il se dĂ©fendait en disant que la Sainte Vierge lui avait commandĂ© de le dire d'abord et avant qui que ce soit au pape. Et le petit Gilles a fait ainsi. AprĂšs l'audience, il me l'a rĂ©vĂ©lĂ©, ainsi qu'Ă  plusieurs autres personnes. » Plusieurs articles paraissent alors dans les journaux. Le cas du « petit Gilles » devient connu. L'identitĂ© profonde entre le contenu de cette phrase et le dogme de l'Assomption, ainsi que la proximitĂ© des dates entre l'audience accordĂ©e Ă  Gilles et la proclamation de ce dogme (Toussaint 1950) ne pouvaient manquer de frapper profondĂ©ment les esprits et les cƓurs.
Apparitions Mariales et OVNIs - 3
Les voies du Seigneur
Pie XII, selon des sources bien informées, aurait demandé à Dieu au cours de l'année sainte 1950 un « signe » pour savoir s'il devait ou non proclamer le dogme de l'Assomption de la Vierge. Des membres de son entourage direct, ainsi que de nombreuses personnes extérieures au Vatican n'ont pas manqué d'identifier ce « signe » à la révélation privée de l'enfant. La mission de Gilles est réalisée ici-bas. Cependant, de 1950 à 1958, Gilles va continuer de voir la Vierge à intervalles réguliers. Le 13 mai 1950, il annonce « le 13 juin prochain, je dois avoir une robe blanche. Je devrai marcher les pieds nus, comme le petit Jésus, pour la conversion des pécheurs. » Des clichés photographiques ont immortalisé cet instant.
Le 15 aoĂ»t 1954, la Vierge lui dĂ©clare : « Je suis la Reine du Sauveur. Tu peux le dire Ă  monsieur le curĂ©. » Le 5 novembre suivant, pendant la messe en l'honneur du SacrĂ©-CƓur, l'enfant voit la Vierge ; celle-ci « s'incline » Ă  la consĂ©cration. Ces propos ne sont pas sans Ă©voquer certaines visions rapportĂ©es au dĂ©but du XXe siĂšcle par le pĂšre Lamy qui, lui aussi, vit Marie s'incliner... Les 13 janvier, fĂ©vrier et mars 1955, pour la premiĂšre fois, des « rayons dorĂ©s et brillants sortent des mains jointes » de l'apparition. Le 20 mars 1957, Gilles est triste « Gilles, je ne viendrai plus te voir », lui a dit Marie. Le 15 aoĂ»t 1958, la Vierge lui apparaĂźt une ultime fois.

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Il a rejoint la maison du PÚre éternel le 26 février 1960. Depuis lors, les témoignages de grùce se sont multipliés. Ils seraient trop nombreux à citer. Certains ont qualifié de « puissante » l'intercession du petit Gilles en son éternité. De nombreux cas de conversion ont été notés. Puis le temps a passé, faisant quelque peu oublier dans la mémoire collective toutes ces interventions merveilleuses, tellement extérieures à notre monde, mais radicalement si proches.
Le cas de Gilles est exemplaire Ă  plus d'un titre. Il illustre bien le statut thĂ©ologique non officiel des rĂ©vĂ©lations privĂ©es dans l’Église et dans la vie de Foi. Ces rĂ©vĂ©lations « particuliĂšres » ne sont jamais de nature dogmatiques (Pie XII fait allusion au « secret » de Gilles dans le texte de la dĂ©claration du Dogme de l'Assomption): elles ne complĂštent ni ne remplacent la RĂ©vĂ©lation Biblique, achevĂ©e Ă  la mort du dernier ApĂŽtre, mais peuvent, le cas Ă©chĂ©ant, en dire, en reflĂ©ter ou en Ă©clairer un aspect Ă  une Ă©poque donnĂ©e, en faveur d'une communautĂ© particuliĂšre (ou non) de fidĂšles.

PriÚre au Petit Gilles (Pour la dévotion privée)


Cher petit Gilles, dans ton ÉternitĂ©, daigne Ă©couter les demandes que t'adressent tes parents et amis de la terre. Ô toi, qui as tant dĂ©sirĂ© ĂȘtre prĂȘtre pour « mettre JĂ©sus dans les hosties » et devenir missionnaire de la Sainte Vierge... Ô toi que Marie a appelĂ© « mon petit JĂ©sus de la terre »... Ô toi, le tout petit ambassadeur envoyĂ© par la Sainte Vierge auprĂšs du Pape Pie XII, pour lui confier le « secret » de la glorieuse immortalitĂ© de son corps virginal... Ô toi que la maman du Ciel a embrassĂ© ici-bas et a qui tu as rendu son doux baiser... Ô toi qui as reçu les confidences de Celle qui s'est nommĂ©e pour toi « la Reine du Sauveur »... Ô toi qui as vu des rayons d'or s'Ă©coulant de ses mains jointes... Nous te demandons de supplier la Toute-Puissante et ImmaculĂ©e Reine du Monde de laisser descendre sur nous un Rayon de Sa MisĂ©ricordieuse BontĂ©... Voici la grĂące spĂ©ciale que tu voudras bien solliciter pour nous (nommer la grĂące dĂ©sirĂ©e). Ce sera peut-ĂȘtre un vrai miracle, mais ta priĂšre, qui en a dĂ©jĂ  obtenu sur la terre, ne doit-elle pas ĂȘtre maintenant irrĂ©sistible sur les CƓurs de JĂ©sus et de Marie ? Petit Gilles, nous avons confiance en toi !

Bibliographie :

Le Petit Gilles, Messager de Marie auprùs du Pape, de Jean Philippe, aux Éditions du Parvis
Les apparitions de la Vierge Marie Ă  Gilles Bouhours, d’Alain Guiot, Ed LanorĂ©
Gilles Bouhours Mon petit JĂ©sus de la Terre - Parole de la Vierge Marie, d’Alain Guiot, Ed. Resiac

 

SOURCE :

 

26 fĂ©vrier, anniversaire de la mort de Gilles Bouhours, le messager de l'Assomption 💛

Ô petit JĂ©sus de la terre, toi qui fus le messager de l'Assomption comme sainte Bernadette le fut de l'ImmaculĂ©e Conception - puisque c'est en France que la Sainte Vierge Marie a choisi de te communiquer son message pour le TrĂšs Saint PĂšre Pie XII - inspire et favorise la rĂ©citation des chapelets pour le redressement du Pays.

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